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Les bases neurophysiologiques de la perception audiovisuelle syllabique : Etude simultanée en Imagerie par Résonance Magnétique fonctionelle et en Electroencéphalographie (IRMf/EGG)

C. DUBOIS, Université de Strasbourg, 2009
lundi 12 avril 2010.
 

Résumé : Si, comme le disait Stetson (1951), la parole est davantage un ensemble de mouvements rendus audibles qu’un ensemble de sons produit par des mouvements, qu’en est-il de la dimension visible de ces mouvements ? L’intelligibilité de la parole est améliorée par l’apport des visèmes, dans un environnement bruyant (Sumby & Pollack, 1954), ce qui nous indique un effet facilitateur sur l’accès au lexique mental. Selon Massaro (1990), l’influence d’une source est maximale si une autre est ambiguë. Pourtant dans l’effet « McGurk » (McGurk & MacDonald, 1976), les deux sources, audible et visible sont équipotentes.

Le résultat est bien une perturbation, puisque la « cible » a été mal interprétée. Certains chercheurs ont montré que l’effet McGurk pouvait avoir lieu sur des mots et même sur des phrases. Cela corrobore l’idée que l’intégration de la source visuelle est précoce et prélexicale, mais aussi sujette à l’influence d’effet top-down. Nous avons mené une étude anatomo-fonctionnelle simultanée en IRMf/EEG, en utilisant une tâche de discrimination à choix forcé, portant sur des syllabes CV, selon deux modalités perceptives : audiovisuelle animée et audiovisuelle fixe, afin de pouvoir observer les bases neurophysiologiques de la perception audiovisuelle syllabique. La tâche de discrimination portait sur des paires syllabiques s’opposant sur les trois traits suivants : la labialité vocalique, le lieu d’articulation et le voisement consonantiques.



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